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La résistance des bactéries aux antibiotiques confirme-t-elle le néodarwinisme ?


Examen d'un argument souvent avancé pour soutenir la théorie synthétique de l'évolution



BIOLOGIE GENETIQUE


Il n'est pas rare d'entendre les évolutionnistes affirmer que les bactéries qui développent une résistance aux antibiotiques sont la preuve formelle que l'évolution darwinienne est exacte (c'est-à-dire la macroévolution). Cette affirmation est-elle correcte ?

Dr Jeff Miller - aplogeticspress.org - 5 janv. 2017 - traduction Noëlle Vauclair
Source : apologeticspress.org


07 Septembre 2022               0





Il ne fait aucun doute que d'une certaine façon les bactéries peuvent changer ou "évoluer" (dans un certain sens).
Fred Tenover, directeur du Bureau de la Résistance antimicrobienne dans les centres de Contrôle et Prévention des Maladies, a résumé les moyens par lesquels les bactéries peuvent devenir résistantes aux antibiotiques, expliquant que les bactéries peuvent parfois posséder une résistance naturelle aux agents antimicrobiens, mais que dans d'autres cas, il peut y avoir acquisition de cette résistance.(1)

Une mutation de novo peut conduire à un tel changement ou les gènes de résistance peuvent être acquis à partir d'autres organismes par conjugaison (lorsque deux bactéries s'unissent, mettant en commun ou échangeant leurs informations génétiques), et rarement, la transposition de l'ADN (c'est-à-dire la transformation et la transduction) peut conduire à la résistance aux antibiotiques alors que l'information génétique est conservée ou transportée dans des bactéries à partir de sources externes.
La question est de savoir si de tels changements impliquent que (1) l'évolution néo-darwinienne est exacte (c'est-à-dire que les créatures peuvent évoluer en traversant les limites phylogénétiques, en un type de créature complètement différent au fil du temps) ou plutôt que (2) seule la microévolution ou la diversification du "genre" bactérien est exacte (Genèse 1:11 et suivants), c'est-à-dire que de petits changements au sein des bactéries conduisent "à de nouvelles variétés au sein d'une espèce "(3) qui, selon les observations, opèrent dans des limites strictes qui excluent un mécanisme d'évolution franchissant les limites phylogénétiques.
Plus précisément, lorsque les bactéries changent par mutation, cela signifie-t-il que le modèle d'évolution standard et moderne, le néo-darwinisme, est exact (c'est-à-dire que les mutations couplées à la sélection naturelle fournissent le mécanisme permettant l'évolution d'un organisme unicellulaire à l'homme) ?

En réponse à cela, il faut d'abord noter que, bien que les bactéries puissent changer par les trois mécanismes mentionnés ci-dessus, les bactéries restent des bactéries après le changement. Elles ne se sont pas transformées en un autre type de créature et, par conséquent, de tels changements relèveraient de la microévolution ou de la diversification au sein du "genre" bactérie. Suggérer que, parce que les bactéries peuvent changer, une bactérie peut, par conséquent, se transformer en un bison, va bien au-delà de ce qui est démontré et demande une "foi" aveugle pour être accepté.
Gardez également à l'esprit qu'il est trompeur de prétendre que les "bactéries évoluent" de quelque façon que ce soit, comme si elles s'amélioraient intentionnellement en réponse à un besoin. Douglas J. Futuyma, biologiste évolutionniste et professeur émérite à l'université Stony Brook de New York, explique que "les "besoins" adaptatifs de l'espèce n'augmentent pas la probabilité qu'une mutation adaptative se produise ; les mutations ne sont pas dirigées vers les besoins d'adaptation du moment…
Les mutations ont des causes, mais le besoin d'adaptation de l'espèce n'en fait pas partie
.(4)

Les bactéries ne peuvent pas contrôler les changements qui se produisent en elles. Elles ne peuvent pas muter intentionnellement en réponse aux antibiotiques, et pourtant, selon les évolutionnistes, c'est cette intention qui est à l'origine de l'évolution, comme le portrait lamarckien d'un cheval qui s'efforce de manger les feuilles d'un grand arbre et qui finit par développer un long cou pour répondre à ce besoin. Dans le cas des mutations bactériennes, la plupart de ces mutations se produisent au hasard dans une population de cellules bactériennes. Certaines mutations se produisent et permettent aux bactéries d'être résistantes à un antibiotique particulier, d'autres non.
De plus, considérez que les mutations n'ajoutent pas d'information au génome, et que la création d'informations est nécessaire pour faire évoluer une seule cellule en un être humain.(5) La copie répétée du vieux jeu vidéo Atari de 1972 "Pong" ne le fera pas un jour "évoluer" spontanément en "Madden NFL 17" pour PlayStation 4 ou Xbox One, quelles que soient les erreurs de copie qui se sont produites en cours de route. De la même manière, les mutations ne génèrent pas l'information nécessaire pour faire évoluer une créature en un être humain. (6)
L'information est toujours le produit d'une intelligence ou d'un émetteur.

Prenons l'exemple d'une bactérie en présence d'un antibiotique. Si une mutation entraîne la surexpression de la pompe d'efflux d'une certaine bactérie, ce changement peut permettre à cette bactérie d'éliminer l'antibiotique plus efficacement et, par conséquent, lui permettre de survivre en présence de l'antibiotique. Dans le même temps, les bactéries voisines peuvent ne pas survivre dans les mêmes conditions puisque leurs pompes n'ont pas été surexprimées. Ainsi, les bactéries sans la mutation subissent une sélection qui les élimine et la bactérie mutée prédomine. Notez toutefois que cette mutation n'a pas nécessité de nouvelles informations, mais qu'elle a plutôt impliqué une modification des informations existantes.

Enfin, considérez cette question importante : les bactéries mutées sont-elles globalement plus évoluées ? L'évolution exige l'amélioration globale d'un organisme. Les organismes doivent progresser et devenir plus complexes au fil du temps pour que l'évolution soit réelle ; mais les mutations, dans leur grande majorité, montrent une tendance à la dégradation des espèces.(7) Dans les cas où les mutations entraînent des résultats bénéfiques, comme celles qui entraînent une résistance aux antibiotiques chez les bactéries, le changement peut en fait avoir tendance à rendre ces bactéries globalement moins viables, par exemple en dehors de l'environnement où l'antibiotique était présent.(8) Dans l'exemple d'une bactérie avec une pompe surexprimée, en l'absence de l'antibiotique, il peut ne pas être avantageux pour la bactérie que sa pompe soit surexprimée.

Chez l'homme, les mutations génétiques qui entraînent, par exemple, une allergie au lait, peuvent faire en sorte que les personnes allergiques s'en sortent temporairement mieux si elles vivent dans des régions où il y a des épidémies de microbes infectieux dans le lait de vache. Dans l'ensemble, cependant, l'allergie au lait pourrait entraîner une carence en calcium et en potassium. Les personnes atteintes du trait drépanocytaire (9)- où l'un des parents transmet à l'enfant un gène d'hémoglobine muté et l'autre un gène normal - ne meurent pas de ce trait et ont également tendance à résister au paludisme.(10) Cela signifie-t-il que les personnes atteintes du trait drépanocytaire sont globalement plus en forme que les autres ? Ont-elles vraiment évolué vers une forme de vie supérieure en acquérant cette particularité ? Certainement pas. Les personnes atteintes du trait drépanocytaire peuvent avoir de graves problèmes de santé et leurs enfants sont plus susceptibles de développer la dangereuse maladie qu'est la drépanocytose, selon les gènes transmis par l'autre parent.(11) Les aspects négatifs de l'hémoglobine mutée l'emportent sur les aspects positifs. La deuxième loi de la thermodynamique - l'univers se détériore et se dégrade progressivement - veut que le génome subisse une régression et une détérioration continues, et non une progression vers des êtres supérieurs comme l'exige l'évolution.
L'entropie génétique est la règle(12).

En résumé, les bactéries, et tous les organismes vivants, évoluent avec le temps, en harmonie avec la façon dont Dieu a créé les créatures au commencement. Dieu a créé des "espèces" de créatures distinctes pendant la semaine de la création, et des représentants de plusieurs de ces espèces ont été amenés à bord de l'arche avant le déluge. Ces représentants avaient un potentiel génétique suffisant pour engendrer une immense diversité au sein de ces espèces respectives au cours des siècles qui ont suivi le déluge.(13) Bien que le mécanisme de base de ce changement fasse encore l'objet de recherches, les mutations génèrent un certain degré de changement dans les espèces.
Ces mutations cependant, selon les preuves, n'ont pas le potentiel de transformer une bactérie en quelque chose d'autre qu'une bactérie.

En fait, la terre continue toujours à produire "des êtres vivants selon leur espèce" (Genèse 1:24)(14)




NOTES - COMMENTAIRE
Gras et soulignage sont ajoutés dans la traduction en français.

1. Fred C. Tenover (2006), “Mechanisms of Antimicrobial Resistance in Bacteria, ”The American Journal of Medicine" 119[6A]:S3-S10.
2. Joe Deweese (2015), “What is Horizontal Gene Transfer, and Does it Support Evolution? ”Reason & Revelation" 35[9]:100-105.
3. “Microevolution” (2014), Biology-Online.org, www.biology-online.org/dictionary/Microevolution
4. Douglas J. Futuyma (1983), Science on Trial (New York: Pantheon Books), pp. 137,138.
5. Notez que les deuxième et troisième mécanismes énumérés au paragraphe 2 impliquent l'ajout d'informations génétiques aux bactéries, mais il s'agit d'une combinaison d'informations déjà existantes, et non de la génération de nouvelles informations. L'information devait déjà exister.
6. Jeff Miller (2014), “God and the Laws of Science: Genetics vs. Evolution [Part I], ”Reason & Revelation", 34[1]:2-10.
7. Ibid.
8. Luke McNally and Sam P. Brown (2016), “Visualizing Evolution As It Happens,” Science, 353[6304] : 1096-1097, September 9. Les auteurs reconnaissent que “[un] facteur clé qui ralentit la propagation de la résistance aux antibiotiques est le coût de la résistance ; les mutations de résistance réduisent généralement la croissance en l'absence de l'antibiotique. ” (p. 1097, emp. Added).
9. “Sickle Cell Trait” (2016), Centers for Disease Control and Prevention, www.cdc.gov/ncbddd/sicklecell/traits.html
10. “Protective Effect of Sickle Cell Trait Against Maleria-Associated Mortality and Morbidity” (2012), Centers for Disease Control and Prevention, www.cdc.gov/malaria/about/biology/sickle_cell.html.
11. “Sickle Cell Trait” (2016), American Society of Hematology, www.hematology.org/Patients/Anemia/Sickle-Cell-Trait.aspxwww.cdc.gov/malaria/about/biology/sickle_cell.html
12. J.C. Sanford (2008), Genetic Entropy & the Mystery of the Genome (Waterloo, NY: FMS Publications), Kindle file. L’entropie génétique et le mystère du génome
13. Nathaniel T. Jeanson (2016), “On the Origin of Eukaryotic Species’ Genotypic and Phenotypic Diversity: Genetic Clocks, Population Growth Curves, and Comparative Nuclear Genome Analyses Suggest Created Heterozygosity in Combination with Natural Processes as a Major Mechanism,” Answers Research Journal, 9[2016]:81-122.
14. Remerciements particuliers au Dr. Joe Deweese pour la révision de cet article et la proposition d'utiles suggestions.

Source : apologeticspress.org/does-the-development-of-antibiotic-resistance-in-bacteria-support-neo-darwinian-evolution-5372/


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