L’AMBRE FIGE LE TEMPS ET EMBARRASSE L’ÉVOLUTION
BIOLOGIE
L'ambre a des caractéristiques exceptionnelles qui permettent de plonger visuellement dans le passé
En bref♦
L'ambre est un conservateur exceptionnel qui protège les détails des insectes emprisonnés
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Ces animaux ou plantes supposés âgés de millions d'années sont identiques aux spécimens actuels !
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Ces observations démentent concrètement la théorie de l'évolution
Des inclusions d’insectes et de végétaux inchangés après 40 millions d’années. À quand une réelle évolution ?
Une étude récente vient s’ajouter à une liste déjà longue de rapports scientifiques concernant les organismes emprisonnés dans l’ambre, qui contredisent formellement tout processus évolutif sur les derniers quarante à deux cent trente millions d’années.Qu’est-ce que l’ambre ?
Une résine exsudée par les arbres, emprisonnant parfois de minuscules insectes, des crustacés, des fragments de lézards, des araignées, des fleurs ou du pollen, et les piégeant définitivement avant son durcissement. Oui, l'ambre durcit rapidement, ce qui explique son utilisation ancestrale comme vernis pour meubles.
L’ambre est une aubaine pour la paléontologie, car on trouve peu de petits organismes parmi les fossiles qui ont l’apparence de la pierre, et dont seuls les contours, plutôt flous, sont conservés. L’ambre, elle, préserve exceptionnellement bien les organes délicats des organismes qu’elle emprisonne, comme dans un sarcophage transparent, grâce aux propriétés biocides de la résine d'enrobage, qui inhibe les processus de dégradation, et ces organismes peuvent alors être étudiés par tomodensitométrie avec une précision presque équivalente à celle de leurs congénères vivants. La tomodensitométrie est une technique d’imagerie (un scanner) qui consiste à produire une série d'images radiographiques bidimensionnelles prises sous différents angles et à différentes profondeurs en mesurant l’absorption des rayons X par les tissus. Ces données sont ensuite assemblées numériquement pour reconstituer une image tridimensionnelle.
Récemment, des chercheurs du Muséum d’histoire naturelle du Danemark ont ajouté un moucheron, Robsonomyia henningseni, aux archives fossiles. Il a été découvert avec un autre moucheron, Robsonomya baltica, aujourd’hui disparu, dans un morceau d’ambre de la Baltique, sur la côte danoise de la mer du Nord, dans les années 1960, avant d’attendre quelque soixante ans pour être analysé aux rayons X.
Que nous dit l’analyse de ce patient ?
Qu’il est tout simplement très jeune, en dépit de son âge présumé de quarante millions d’années ! Robsonomyia henningseni n’a pas pris une ride, c’est le sosie parfait des individus qui bourdonnent encore aujourd’hui dans les forêts de pins du Japon et de Californie. Comme, du reste, tous les organismes emprisonnés dans l’ambre : après 230 millions d'années supposées, les acariens gallicoles sont toujours des acariens gallicoles, et symplocos kowalewskii, une fleur qu’on trouve encore aujourd’hui dans les forêts tropicales du sud est asiatique, est supposée avoir 52 millions d’années (1). Les momies des organismes conservés dans ces tombeaux dorés témoignent de spécimens quasi inchangés, ou bien disparus ; jamais d’une quelconque transformation. Les mutations sont pourtant permanentes, s’il faut en croire Darwin et sa théorie de l’évolution.
D’où l’émoi de la communauté scientifique, d’autant plus qu’une autre surprise l’attendait.
En 1854, un morceau d'ambre datant de quarante-neuf millions d’années contenait une petite araignée, disait-on, mais celle-ci était devenue invisible au moment où une équipe de chercheurs s’y est intéressée, 160 ans plus tard. L'ambre avait manifestement perdu sa transparence depuis le moment de sa collecte, parce qu’il s’était oxydé. On l’a donc poli jusqu'à ce qu'il soit de nouveau brillant et transparent, et qu’il révèle qu’il enfermait bel et bien une araignée en tous points identique à une espèce vivant encore aujourd’hui, Eusparassus crassipes (2).
L'oxygène provoque le noircissement de l’ambre. Du reste, il n'existe aucun type de roche connu capable d'empêcher totalement le passage de l'oxygène. Ainsi, même si le matériau terrestre le plus imperméable à l'oxygène avait complètement enveloppé l'ambre de la Baltique, celui-ci aurait dû noircir depuis des millions d'années en raison de l'oxygène qui s'y serait infiltré. Cela soulève donc un sérieux doute quant à la datation du fossile qu’il renferme. Si une telle coloration peut se produire en moins de 160 ans, pourquoi ne s'était-elle pas encore produite en 1854 si l’ambre avait réellement 49 millions d'années ?
Et pourquoi l’araignée ne présentait aucun signe d'évolution après tout ce temps supposé, alors que la paléontologie affirme au contraire que des changements majeurs ont affecté ses congénères ? Cette araignée-là, et elle seule, était-elle réfractaire au changement ?
Enfin, il faut aussi avoir à l’esprit que le gisement d'ambre de la Baltique est immense, et que de tels gisements ne se forment plus aujourd'hui. Puisque l'ambre se forme à partir de la résine d'arbres endommagés, associé à des gisements de lignite eux-mêmes composés de restes végétaux, sa production implique des dégâts considérables sur des forêts entières. Un événement cataclysmique a donc dû se produire dans le passé pour engendrer une telle concentration de matière végétale. Un déluge ?
C’est ce qu’admettait sans sourciller l’évolutionniste Stephen Jay Gould, dont on ne peut soupçonner qu’il souhaitait appuyer le récit biblique du déluge : « Le registre géologique semble bel et bien exiger des catastrophes : les roches sont fracturées et déformées, des faunes entières sont anéanties » (3).
Que ressort-il de ces observations ?
Que si la datation avancée par la paléontologie est juste, alors l’évolution n’est qu’un mythe, parce qu’on ne la constate pas ; si elle est fausse, l’évolution est impossible, parce qu’elle ne peut pas se produire dans des délais courts.
NOTES - COMMENTAIREArticle « Fungus gnat entombed in a 40-million-year-old piece of amber is a rare gem » Université de Copenhague. Publié sur phys.org Août 2024
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Fungus gnat entombed in a 40-million-year-old piece of amber is a rare gem (en anglais)
1. Eva-Maria Sadowski and Christa-Charlotte Hofmann. 2023. The Largest Amber-Preserved Flower (La plus grande fleur préservée dans l'ambre). Revisited. Nature. 13, article 17
2. Article de Thomas, B. « Scan of Amber-Trapped Spider Shows Recent Origin » Creation Science Update. Publié sur ICR.org 27 Mai 2011:
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Scan of Amber-Trapped Spider Shows Recent Origin (en anglais)
3. Stephen Jay Gould, Natural History, p. 16, février 1975