La découverte de microfossiles d’algues en Australie semblant provenir de cellules capables de photosynthèse interrogent les chercheurs12 Janvier 2026 - 7 

Un dossier récent, émanant de l’université Penn State aux États-Unis, décrit la découverte de microfossiles d’algues en Australie (1).
Cette découverte est tout à fait intrigante car ces microfossiles semblent provenir de cellules eucaryotes (cellules possédant un noyau) capables de réaliser la photosynthèse, et non pas de bactéries (procaryotes) plus simples.
Voici quelques explications.
L’augmentation de la complexité qui aurait fait évoluer des bactéries vers des cellules eucaryotes s’expliquerait, d’après les scientifiques évolutionnistes, par une Grande Oxydation (GOE) qui aurait eu lieu il y a environ 2,4 milliards d’années. (2)
Cet événement aurait provoqué une hausse importante de la concentration en oxygène qui aurait permis cette formidable évolution, ouvrant la voie vers des organismes de plus en plus complexes.
Erica Barlow, du département de géoscience de l’université Penn State, déclare que « la découverte de ces microfossiles est la première trace retrouvée du lien entre la grande oxydation et l’augmentation de la complexité du vivant ».
En effet, ces microfossiles dateraient d’environ 2 milliards d’années, soit « peu » de temps après la GOE.
Mais cette déclaration est très optimiste, car en réalité cette découverte est troublante à plus d’un titre.
En effet, ces microfossiles ressemblent énormément à des cellules eucaryotes actuelles appelées Volvocaceae (
Volvox), qui réalisent la photosynthèse, un processus hautement complexe. (3)
Donc, même si des études supplémentaires sont nécessaires pour l’établir avec une plus grande assurance, l’hypothèse que ces microfossiles puissent provenir de cellules eucaryotes repousserait d’environ 750 millions d’années dans le passé les premières traces connues de cellules eucaryotes, ce qui remettrait en cause une fois de plus la chronologie proposée par les évolutionnistes. (4)
D’autre part, les cellules
Volvox, qui sont fréquemment étudiées au lycée et en licence de biologie, sont connues pour être particulièrement complexes, non seulement parce qu’elles réalisent la photosynthèse, mais aussi parce qu’elles vivent regroupées en un organisme multicellulaire hautement intégré, une spécialisation que ces cellules auraient acquise au cours de l’évolution qui aurait suivi leur apparition à un moment donné.
Ces microfossiles seraient donc la trace de cellules eucaryotes hautement complexes, capables de vivre regroupées : ces organismes, à priori les premiers eucaryotes connus selon la chronologie évolutionniste, étaient déjà extrêmement complexes (5).
L’apparition de la complexité recule donc au fur et à mesure des découvertes, ce qui nous rapproche de plus en plus du point de vue créationniste, qui prétend que toute la complexité était présente dès le départ.
Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là pour les évolutionnistes.
En effet, l’hypothèse évolutionniste est que ces cellules
Volvox seraient le résultat de plusieurs sauts évolutifs, et le problème avec cette hypothèse, comme avec d’innombrables aspects de la théorie de l’évolution, c’est que nous n’avons pas de preuves que ces « sauts de complexité » ont eu lieu.
Le premier « saut » envisagé, l’apparition spontanée de la vie à partir de matière inerte, reste une énigme (6).
Le deuxième, le passage des bactéries aux cellules eucaryotes, est tout aussi mystérieux, tant il est difficile de concevoir prouver qu’une membrane d’une incroyable complexité ait aurait pu apparaître naturellement autour de l’ADN d’une bactérie pour former une cellule eucaryote.
Et le troisième saut, le passage d’un organisme unicellulaire à un organisme multicellulaire, n’a jamais été observé dans la nature, ni reproduit en laboratoire (7).
Et enfin, les auteurs de cette étude font remarquer que ces microfossiles sont remarquablement bien conservés, alors qu’ils sont censés avoir des milliards d’années.
Donc si nous résumons la situation, ces microfossiles montrent que la complexité inouïe de la vie était présente très tôt dans l’histoire de la Terre.
Ils sont d’autre part très semblables à des organismes vivant aujourd’hui (
Volvox).
Nous pouvons donc nous poser la question : qu’est-ce qui nous prouve que les organismes ayant été conservés sous la forme de ces microfossiles ont évolué d’une quelconque manière ? En effet, nous ne pouvons reproduire en laboratoire aucun des sauts nécessaires à l’apparition de ces organismes, et d’autre part, nous retrouvons aujourd’hui ces mêmes organismes, pratiquement inchangés (
Volvox).
Se pourrait-il que la lecture littérale des premiers chapitres de la Genèse soit la bonne lecture, et que Dieu ait créé directement et dès le départ toutes les formes de vie complexes de façon séparée, il y a quelques milliers d’années seulement (d’où l’excellente conservation des microfossiles) ?
En tout cas, il semble bien que les algues d’hier soient les mêmes que les algues d’aujourd’hui.
NOTES - COMMENTAIRE1. >
Une fenêtre sur le passé : de nouveaux microfossiles suggèrent une apparition plus précoce de la vie complexePenn State. Publié sur sciencedaily.com le 7 novembre 2023
2 . Luo, G., S. Ono et al. 2016.
>
Oxygénation rapide de l'atmosphère terrestre il y a 2,33 milliards d'annéesScience Advances. 2 (5).
3 . Thomas, B.
>
La photosynthèse utilise la mécanique quantiqueCreation Science Update. Publié sur ICR.org le 25 juin 2012
4. Ross, L. et al. 2022.
>
Preuve que le GOE a été un événement prolongé avec un pic vers 1900 MaGeosystems and Geoenvironment. 1 (2) : 100036.
5. Barlow, E. et al. 2023
>
Des microfossiles distinctifs confirment l'apparition précoce d'une organisation cellulaire complexe au PaléoprotérozoïqueGéobiologie. 22 (1).
6 .Kitadai, N., & Maruyama, S. (2018)
>
Origine des blocs de construction de la vie : une analyse Geoscience Frontiers, 9(4), 1117-1153
7. Tomkins, J.
>
Étude sur l'évolution multicellulaire des algues réfutéeCreation Science Update. Publié sur ICR.org le 21 mars 2019